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PLFI 2027 : Cheikh Diba défend un budget de rigueur, 480 milliards FCFA annoncés pour éponger les dettes de l’État

CHEIKH DIBA

Présentant le projet de loi de finances initiale (PLFI) 2027 devant la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a défendu un budget axé sur la réduction du déficit, l’assainissement des finances publiques et la protection des ménages vulnérables.

Parmi les principales annonces figurent 480 milliards FCFA destinés au règlement des arriérés dus au secteur privé et le doublement des Bourses de sécurité familiale.


Le gouvernement affiche ses ambitions pour redresser les finances publiques en 2027. Devant les députés de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, Cheikh Diba a présenté les grandes orientations du projet de loi de finances initiale (PLFI), qu’il décrit comme un budget de responsabilité, marqué par des arbitrages difficiles mais nécessaires.


D’entrée de jeu, le ministre a tenu à préciser la philosophie qui sous-tend ce projet budgétaire. « Je viens plutôt défendre un budget de responsabilité ; un budget qui fait des choix difficiles, mais justes et nécessaires », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de placer les besoins essentiels des Sénégalais au cœur des priorités de l’État.


Sur le plan macroéconomique, Cheikh Diba a reconnu les difficultés liées à un environnement international incertain et au ralentissement de l’activité économique.

La croissance est ainsi projetée à 1,5 % pour 2027. Une prévision que le ministre assume pleinement, préférant, selon ses termes, « la vérité des chiffres plutôt que des hypothèses flatteuses que la réalité aurait démenties aisément ».


Déficit budgétaire : l’État vise une baisse de 7,6 % à 4,7 %


L’un des principaux objectifs du PLFI 2027 concerne la réduction du déficit budgétaire. Après un niveau de 7,6 % du PIB inscrit dans le projet de loi de finances rectificative de 2026, le gouvernement ambitionne de ramener cet indicateur à 4,7 % en 2027.


Le déficit primaire hors hydrocarbures devrait également connaître une baisse, passant de 2,8 % à 1,5 % du PIB.
Pour Cheikh Diba, cet effort relève avant tout d’une volonté politique nationale. « Cette trajectoire n’est pas imposée de l’extérieur. Elle résulte d’un choix de souveraineté. Un pays qui maîtrise sa dette maîtrise ainsi son destin », a-t-il soutenu.


Pour atteindre ces objectifs, l’exécutif entend renforcer la mobilisation des ressources propres tout en réduisant les dépenses publiques.

La baisse des dépenses de fonctionnement, la maîtrise de la masse salariale ainsi que la rationalisation des agences et organismes publics figurent parmi les mesures annoncées.


La réforme des subventions énergétiques constitue également un chantier majeur. Le gouvernement souhaite réorienter les aides vers les populations qui en ont le plus besoin. « Réduire le train de vie de l’État, c’est là où commence l’effort », a insisté le ministre.

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