Le Sénégal fait face à une situation préoccupante en matière d’endettement. Selon le quotidien L’Observateur, qui s’appuie sur un rapport de la Banque africaine de développement (BAD) consacré aux perspectives économiques en Afrique de l’Ouest, le pays affiche désormais le niveau d’endettement le plus élevé de la région.
À la suite de l’audit réalisé en 2025, la dette publique totale du Sénégal, comprenant les engagements intérieurs et extérieurs, a été réévaluée à environ 132 % du produit intérieur brut (PIB). Un niveau particulièrement élevé, qui contraste avec les estimations antérieures à l’audit.
Autre indicateur préoccupant : le poids du service de la dette. En 2025, son montant représentait 41,9 % des exportations sénégalaises, réduisant les marges de manœuvre de l’État pour financer les investissements, les politiques sociales et les projets de développement.
À l’échelle ouest-africaine, la tendance est pourtant à la baisse, avec une dette extérieure moyenne passée de 39,1 % du PIB en 2024 à 35,6 % en 2025. Le Cabo Verde et la Gambie restent également confrontés à des niveaux d’endettement élevés.
Malgré une évolution vers les financements intérieurs et concessionnels, la charge du service de la dette devrait rester importante jusqu’en 2027. Pour le Sénégal, l’enjeu sera donc de restaurer des marges budgétaires suffisantes tout en préservant le financement du développement et des dépenses sociales.






